Déclaration conjointe des demandeurs

Hommage à l’héritage de Garry McLean : La vérité au sujet du règlement relatif aux externats indiens

Par  : Roger Augustine, Claudette Commanda, Angel Sampson, Margaret Swan, Mariette Buckshot

En mars, lorsque nous nous sommes réunis pour annoncer la nouvelle d’un règlement pour les survivants des externats indiens fédéraux, il manquait une personne très importante. Garry McLean. Cet homme, que l’on appelait « Sunny Boy » en raison de son sourire contagieux et de sa joie, a passé les 10 dernières années de sa vie à lutter pour que les survivants des externats indiens obtiennent justice. Bien que nous ayons perdu Garry à peine quelques semaines avant l’annonce, il ne fait aucun doute que le règlement, qui porte son nom, est imprégné de son esprit.

Si Garry était ici avec nous aujourd’hui, il vous dirait ce qu’il a fallu pour franchir cette étape. Il pourrait vous parler des jours sombres où il semblait que l’affaire ne pourrait jamais avancer, quand nous nous sentions tous abandonnés. Et pourtant, il concentrait plus son attention sur les éléments positifs comme lorsqu’il a finalement rejoint notre conseil du recours, Bob Winogron et Jeremy Bouchard – comme Garry l’a dit lui-même « J’ai enfin senti l’élan et les progrès nécessaires pour cette affaire ». Nous ressentons exactement le même élan et progrès.

Garry pourrait vous parler des milliers de survivants partout au pays que l’équipe et lui ont rencontrés et écoutés – sous la direction de Garry, ensemble en équipe, ils ont travaillé pour élaborer un premier règlement et processus pour les survivants.

Nous avons le cœur brisé que Garry ne soit pas là. Mais nous, nous sommes là, et nous ferons respecter le travail et le succès de Garry. Nous ne permettrons à personne de compromettre son héritage.

Le règlement réalisé grâce à la détermination de Garry rend honneur aux principes pour lesquels lui et un si grand nombre d’entre nous ont lutté – les principes fondamentaux de :

Inclusion : Toute personne qui a fréquenté un externat indien et qui a subi un préjudice émotionnel, physique, ou les deux. Tous les survivants des externats indiens seront admissibles à au moins le niveau de base de l’indemnisation établie à 10 000 $.

Dignité : Contrairement au processus des pensionnats, personne ne sera mis sur la sellette et interrogé au sujet de son histoire. Et personne n’aura besoin de payer des avocats de leur propre poche pour recueillir des montagnes de preuves. Les survivants nous ont dit qu’ils veulent un processus simple, un processus qui ne causera pas plus de traumatisme. C’est là un principe directeur du processus des externats indiens. En fait, l’entente de règlement est très claire et explicite : il faut que l’on croit les récits des demandeurs et les considérer comme dignes de confiance.

Générations futures : L’un des aboutissements les plus importants de ce règlement, et un aspect pour lequel Garry a lutté, est un fonds d’héritage de 200 millions $ qui aidera nos communautés en matière de programmes de guérison et de bien-être, et, de soutien dont nos enfants et petits-enfants ont besoin pour recouvrer leurs langues, leurs cultures et leurs traditions.

Justice de notre vivant : Si le décès de Garry nous apprend quoi que ce soit, c’est que le temps des survivants est précieux. Nous perdons 2 000 survivants des externats indiens chaque année. Nous ne pouvons pas attendre encore cinq ou dix ans pour résoudre cette affaire. Ce règlement garantira que le plus grand nombre possible de survivants seront encore vivants pour voir que justice soit faite.

Ce règlement est une étape cruciale et les gens méritent de le comprendre et de connaître comment il a été mis sur pied. Nous encourageons nos compagnes et compagnons survivants à poser des questions et à se renseigner sur les faits en communiquant directement avec le conseil du recours. Appelez au 1-844-539-3815 ou visitez www.indiandayschools.com

Miigwech, kinanâskomitin, merci.